AU DÉBUT ÉTAIT LE TWEET
Avant que La Chute devienne une émission sur YouTube, avant que plus de 50 000 abonnés nous permettent de dépasser les 20 millions de vues, avant même qu’elle soit, le temps d’une brève saison, un podcast en mode audio, La Chute était un tweet.
En fait, une série de tweets.
Longs.
C’était à l’automne 2020 et la campagne présidentielle opposant Donald Trump et Joe Biden occupait ma timeline Twitter.
Installé aux États-Unis depuis la fin des années 1990, j’avais passé des années à explorer un pays que, arrivant de France, je croyais connaître.
Dans cette vie d’avant maintenant, j’étais journaliste d’investigation et j’allais être servi.
Un jour, sûrement, on reparlera de mon arrivée au Texas, de ces années sur les traces du mystère de l’assassinat de JFK, mais ce sont deux autres événements qui allaient orienter mon destin.
NUITS BLANCHES
L’élection de George W. Bush et le 11 septembre 2001.
Pendant des années, donc, avant d’aller prendre une salvatrice double respiration du côté du cinéma québécois, j’ai mis les mains dans le cambouis.
J’ai rencontré, j’ai écouté, j’ai lu, j’ai échangé, j’ai appris et j’ai recommencé. Encore et encore.
En bout de course, quelques livres parus chez Flammarion et des documentaires essentiellement pour Canal+.
Et puis j’ai tourné la page.
Jusqu’à l’automne 2020, donc.
C’est la confusion qui régnait sur ma timeline qui m’a incité à replonger.
Et encore plus lorsqu’elle est devenue panique et désinformation avec l’annonce de Trump qu’il refusait le verdict des urnes.
De cette période folle, rythmée par les élucubrations de Rudy Giuliani, je me souviens d’un tombereau d’approximations et d’erreurs factuelles venant des médias francophones.
Chaque jour, donc, sur le coup de minuit sur la côte Ouest, directement sur mon iPhone, j’écrivais de longs tweets pour expliquer, corriger et décrypter.
EN QUÊTE
En parallèle, afin d’être à la hauteur des questions de celles et ceux qui allaient devenir les piliers fondateurs de La Chute, j’avais décidé de reprendre ce que je savais faire : enquêter.
Et c’est comme ça, entre déductions, réseaux, confidences et documents, que je suis arrivé à la conclusion que Trump allait tout faire pour rester en place.
Nous étions au début du mois de décembre 2020.
Un jour, je vous raconterai mon premier meeting de Trump. En 2015. L’effet de ses mots sur la foule et ce sentiment d’insécurité qui m’avait envahi.
En décembre, alors que la justice rejetait une à une les requêtes de Giuliani, j’avais donc une certitude : ça n’allait pas l’arrêter.
Comme une bête blessée qui sent l’hallali, Trump n’est jamais aussi dangereux que lorsqu’il est dos au mur.
Je sais, si cela marchait en 2020, c’est encore valable en 2026 et le sera en 2028.
Nous sommes d’accord.
Mais en pire.
Et c’est d’ailleurs cette histoire que je vais tenter de chroniquer pour vous sur ce site à mesure qu’elle se déroule.
42 SECONDES
Mais revenons à décembre 2020.
Au 20, exactement.
Ce jour-là, dans la chambre d’étudiant de mon fils Thomas, j’ai donc enregistré l’introduction de La Chute.
Avec ses imperfections techniques, mais des propos qui non seulement annonçaient le 6 janvier 2021, mais nous éclairent sur les enjeux de l’Amérique d’aujourd’hui.
La Chute, c’est soit celle de Trump, soit celle de la démocratie US.
Il n’existe pas de juste milieu.
Presque six ans plus tard, alors que l’histoire semble se répéter, il était donc logique que La Chute arrive sur Substack.
Voilà, c’est La Chute et c’est…
MAINTENANT !




Merci pour la description du début de cette histoire, de cette folie qu'est "la chute"
Ce danger que tu avais vu dès 2015, on est en plein dedans. Et c’est grâce à la chute qu’un espoir subsiste dans ma tête, le même que celui que tu as insufflé en 2020 avec tes tweets. Merci pour cette nouvelle étape passionnante et pleine d’espoir.